Vallée de la Soča, Slovénie, 25 juillet 2024

« La plus belle rivière slovène », c’est ainsi que la Soča est présentée par le site slovenia.info. Et c’est vrai qu’elle a un charme fou, cette rivière profondément encaissée, avec ses eaux turquoise… Elle attire d’ailleurs les pêcheurs, mais aussi les pratiquants de sports d’eau vive, rafting, kayak… Pour nous ce sera randonnée!

A la sortie de Kobarid, nous franchissons le pont Napoléon (!), puis nous prenons un chemin qui longe la rivière par la rive droite. La marche ne présente pas de difficultés et le chemin est ombragé, ce qui n’est pas négligeable car la chaleur est intense en ce mois de juillet. Le but de notre promenade est la cascade Kozjak qui se déverse dans une profonde anfractuosité de la falaise. Le site est de toute beauté. En chemin nous découvrons aussi les vestiges des installations laissées par les soldats de la 1ère guerre mondiale. La région a en effet été le lieu d’intenses combats entre les troupes italiennes et l’armée austro-hongroise.

Mais le coin est aussi intéressant pour sa biodiversité, très préservée comme (presque) partout en Slovénie. La flore est évidemment un peu différente de la flore française, et j’ai donc fait appel à l’IA de Plantnet un peu plus souvent que d’habitude. Mes identifications ne sont donc pas garanties à 100 %!

Mais il y a aussi de nombreuses parentés, et donc des espèces déjà mentionnées dans le blog, rencontrées en France dans des milieux similaires.

Les sous-bois regorgent de cyclamens, Cyclamen purpurascens. Cette fleur délicate et élégante, facile à reconnaître, appartient à la même famille que la primevère, les Primulaceae.

Cyclamen purpurascens

Ce knautia aux larges feuilles me semble bien correspondre à Knautia drymeia, le knautia des chênaies. La distribution de cette espèce s’étend principalement à l’Europe centrale.

Dans le sous-bois, j’ai la chance de capturer (photographiquement) deux jolis papillons. Celui orangé avec des ailes très découpées est sans doute un Robert le diable, Polygonia c-album, famille des Nymphalidae. Le blanc est une piéride qui pourrait être la piéride du navet, mais l’habitat ne colle pas.

Campanula trachelium, Campanulaceae, la campanule gantelée, déjà rencontrée aux Eyzies de Tayac.

Anthericum ramosum, Asparagaceae, la phalangère rameuse, déjà rencontrée également en Périgord, à Campagne en Périgord!

Le buphtalme à feuilles de saule, Buphtalmum salicifolium, Asteraceae, a quant à lui déjà été vu à Vallouise.

Un peu de nouveauté avec Senecio ovatus, Asteraceae, le séneçon ovale, présent en France sur toute la zone Est et dans le massif central, mais que je n’avais encore jamais rencontré.

J’ai découvert l’œillet superbe, Dianthus superbus, Caryophylaceae, au jardin du Lautaret, il y a un an presque jour pour jour. Quel plaisir de le retrouver!

L’ail caréné, Allium carinatum, Amaryllidaceae, est aussi une première pour moi.

Ce gaillet au port diffus, déjà vu à Tanlay (Yonne), est le gaillet nain, Galium pumilum, Rubiaceae.

Galium pumilum

Voici une jolie épeire diadème, Aranea diadematus, celle qui tisse une jolie toile dans les jardins et arbore une jolie croix blanche sur le dos. Je soigne tout doucement mon arachnophobie…

Aranea diadematus

Oreoselinum nigrum, Apiaceae, le persil des montagnes ou peucédan des montagnes est une grande plante dont les feuilles présentent des pétioles sinueux comme s’ils étaient un peu cassés. On le trouve aussi à basse altitude, mais il peut monter jusqu’à 2000m. Par contre il est totalement absent de l’Ouest de la France.

D’après le site faune-flore.fr la plupart des lézards d’Europe appartiennent à la famille des Lasertidae, qui comprend quand même plus de 40 genres et plusieurs centaines d’espèces dont le bien connu lézard des murailles. Je ne me hasarderai pas à aller plus loin que « lézard » pour ce spécimen.

Lézard (Lasertidae)

Les centaurées sont un genre que j’affectionne particulièrement. Curieusement, on trouve souvent plusieurs espèces dans le même secteur. Ici, aux côtés des classiques Centaurea jacea et scabiosa, j’ai eu le plaisir de découvrir Centaurea nigrescens, la centaurée noircissante. Dans la galerie on voit (assez) bien les différences entre les écailles des bractées de l’involucre, et entre les feuilles.

En fin de ballade, nous nous arrêtons pour observer l’activité des abeilles, bien installées en lisière de la forêt, avec une prairie fleurie à disposition. Le miel de Slovénie est réputé et l’on voit des ruches partout, de véritables HLM à insectes peints de couleurs vives.

Un avis sur « Vallée de la Soča, Slovénie, 25 juillet 2024 »

  1. Merci, ma Françoise ! En ce moment, dès que j’ai un jour de libre, je cours sur la Via Garona que j’ai bien l’intention de faire entièrement. Et je pense beaucoup à toi en voyant des tapis de cyclamens de Naples ou des colchiques ou moult plantes dont j’ignore totalement le nom. Faut dire que je pratique les groupes : toutes les centaurées sont « centaurées » et c’est tout. Bises Claire

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