Sentier des crevasses, 5 Juillet 2023

Le sentier des crevasses, qui part du col du Lautaret, constitue le point de départ du tour du massif du Combeynot, en passant par le refuge de l’Alpe, le col d’Arsine, puis les hameaux du Casset et du Lauzet. Mes ambitions étant essentiellement botaniques, je me suis contentée d’aller jusqu’au ruisseau du Colombier et retour. On franchit plusieurs éboulis schisteux profondément creusés à flanc de montagne par l’érosion, très spectaculaires et plutôt inquiétants (ambiance Mordor) d’où le nom de « sentier des crevasses ».

L’inventaire part du point le plus haut de la balade – qui n’est pas tellement plus haut que le col, le chemin montant en pente très douce, dans des pelouses et des rocailles sèches. Je pensais que le substrat, de ce côté-ci du col du Lautaret, aurait été plutôt acide, mais hormis le gaillet des rochers, les autres plantes de la suite de la balade sont plutôt des plantes de milieux calcaires.

Comme mon inventaire suit la pente descendante, il est possible que les conditions changent en cours de route. Le sentier des crevasses, comme son nom l’indique, traverse de spectaculaires éboulis schisteux. Ceux-ci, censés donner un substrat acide, commencent quand on a déjà bien monté au-dessus du col. Plus bas, on traverse des pelouses humides, puis une megaphorbiaie, avant de rencontrer de nouveau des pelouses hygrophiles.

Ce gaillet présente des tiges plutôt glabres, des feuilles verticillées par 6-7 scabres sur les bords, mucronées, des fleurs en verticilles pauciflores mais nombreuses. Ce n’est pas G. pumilum qui aurait des feuilles franchement linéaires, ni G. boreale qui aurait des feuilles verticillées par 4. D’où Galium saxatile, le gaillet des rochers.

Gypsophila repens, Caryophyllaceae, la gypsophile rampante. Le genre Gypsophila a des sépales soudés sur une partie de la longueur, mais c’est beaucoup moins évident qu’avec les silènes ou les œillets. Il y a 2 styles, les sépales sont bordés de blanc et il n’y a pas d’épicalice. En fait c’est très simple… C’est une plante de substrat calcaire.

Scutellaria alpina, Lamiaceae, la Scutellaire des Alpes, toujours spectaculaire, une de mes plantes de montagnes favorites.

Pour cette Poacée je penche pour Koeleria vallesiana, la koélerie du Valais. Il aurait fallu observer, la base des tiges, qui est censée être enveloppée d’écailles brunâtres formant une chaussette, ce que je n’ai pas fait. A vérifier…

Laserpitium gallicum, Apiaceae, Laser de France. Robuste ombellifère reconnaissable à ses grandes feuilles glabres, 4-5 fois divisées, qui forment un buisson d’où jaillissent à bonne hauteur les ombelles pouvant atteindre jusqu’à 20cm de diamètre.

Celle-ci héberge toute une ménagerie, il faut dire qu’il y a de la place. Sur l’ombelle, parmi les nombreuses fourmis, le coléoptère pourrait être Anostirus purpureus, (ou pas, les experts de INPN me l’ont rétrogradé à Anostirus sp.), le taupin pourpre (famille Elateridae). Et les deux petits canaillous, sur la tige, Cercopis sanguinolenta, le Cercope sanguinolent (famille Cercopidae), ou un autre Cercope. Les cercopes pratiquent une position originale pour l’accouplement: côte à côte!

Anthyllis vulneraria, l’Anthyllide vulnéraire, doit son nom d’espèce au fait qu’elle était traditionnellement utilisée pour soigner les plaies et les brûlures. Il existe de nombreuses sous-espèces à l’identification assez délicate. Ici on est vraisemblablement en présence de la plus courante, « alpestris », avec ses feuilles à 1 à 7 folioles, ses bractées digitées, son calice renflé et sa corolle d’un blanc rosé; donc Anthyllis vulneraria subsp. alpestris, Fabaceae.

Je ne m’attendais pas à voir des asphodèles dans la montagne, ayant tellement l’habitude de les rencontrer dans le midi! Il s’agit ici d’Asphodelus albus subsp. subalpinus, l’asphodèle du Dauphiné. Ses tiges sont simples, terminées par une inflorescence en longue grappe très dense. Comme dans le midi, quand il y en a une il y en a cent… Famille des Asphodelaceae.

Pour cette orobanche: sépales nettement bifides, atteignant la moitié du tube de la corolle, celle-ci glanduleuse; stigmates pourpres. Je dis donc Orobanche caryophyllacea, Orobanche à odeur d’œillet (l’odeur n’a pas été capturée par la photo). Si quelqu’un a une objection qu’il la formule maintenant ou se taise à jamais. Famille des Orobanchaceae. Ce sont des plantes parasites, d’où l’absence de chlorophylle.

Ce criquet est venu s’instruire quelques secondes sur ma flore, mais ne m’a pas laissé tellement le temps de le prendre en photo. On restera donc sur « criquet », à savoir un orthoptère à antennes courtes (les sauterelles ont de longues antennes).

Les genres Centaurea et Cyanus présentent tous les deux sur les bractées des appendices d’une couleur et d’une consistance tranchant nettement avec le vert des bractées, diversement découpés et dentés. Du coup la principale différence réside dans la couleur des fleurs, roses, purpurines, jaunes ou blanches pour Centaurea (Centaurée), bleu ou violet pour le genre Cyanus (bleuet). Ici Cyanus montanus, le bleuet des montagnes, Asteraceae.

Si j’ai de la chance, cette belle épervière bien poilue est Hieracium monregalense, l’épervière de Montereale. Sinon c’est plus simplement Hieracium villosum. Asteraceae.

L’aster des Alpes, Aster alpinus, est tellement facile à reconnaître que je n’en ai toujours pas de photo complète avec les feuilles et tout.

Cette belle anémone s’appelle Anemonastrum narcissiflorum, Renonculaceae, l’anémone à fleurs de narcisse.

En voici une autre, la pulsatille des Alpes, Pulsatilla alpina, Ranunculaceae (déjà vue au grand Area). Ses fructifications en tête ébouriffée m’ont toujours fascinée.

Au nom commun retenu par Tela Botanica, bellidaster de Michelli, je préfère grandement « Grande Pâquerette des Montagnes » pour celle-ci. En effet elle a clairement une allure de pâquerette survitaminée, avec ses feuilles toutes radicales en forme de spatule et ses capitules à fleurs blanches et jaunes. Bellidiastrum Michelii, Asteraceae.

Pas beaucoup de photos de ce chardon, mais on peut sans trop de risque partir sur Carduus defloratus subs carlinifolius , le chardon à feuilles de carline, avec ses feuilles très épineuses, crispées et rigides et son (ses?) capitule solitaire.

Ici aussi on a une marge d’erreur importante car pas de fruits, mais les feuilles semblent bien caractéristiques de Leontodon hispidus subsp. hyoseroides, le liondent des éboulis, Asteraceae. Clairement sur substrat rocheux en tous cas.

Valeriana montana, Caprifoliaceae, la valériane des montagnes, a des feuilles basales larges et pétiolées, les caulinaires peu nombreuses et lancéolées.

La ronce des montagnes, Rubus saxatilis, Rosaceae, très peu ou pas épineuse, avec des feuilles bien vertes et bien luisantes, est réputée comestible. Le botaniste en chef du jardin du Lautaret nous avait dit que les locaux appellent ses fruits les « pruches », et qu’on en faisait des confitures. Je n’ai trouvé aucune référence sur internet, le terme « pruche » désignant plutôt un conifère venu du Canada!

Centaurea uniflora, Asteraceae. Centaurée « à une fleur », la mal nommée car comme il s’agit d’une Astéracée, il y a un grand nombre de fleurs, groupées en capitule, qui lui, est effectivement solitaire au sommet de chaque pied. Ici les capitules ne sont pas encore épanouis. La centaurée uniflore est aussi remarquable par son abondante pilosité blanche, qui la rend toute douce au toucher, et par ses bractées aux appendices développés et entremêlés, qui donne au capitule un aspect de « cage ».

Il existe plusieurs sous-espèces et variétés d’Aconitum lycoctonum, mais j’avoue que je n’ai pas trop la patience de les démêler. Et je suis prête à parier qu’elles sont toutes aussi toxiques les unes que les autres. On restera donc sur Aconit tue-loup. Cette plante produit de l’aconitine, une neuro toxine très puissante, quoique en moindre quantité que sa cousine l’Aconit napel qui elle est mortelle à très faible dose. Famille Ranunculaceae.

Toujours dans le gang des empoisonneuses, voici le verâtre blanc, Veratrum album, Melanthiaceae. Celui-ci présente de plus l’embêtante caractéristique de pouvoir être facilement confondu avec la gentiane jaune. Il est de ce fait responsable de nombreuses intoxications. Les fleurs sont très différentes, cependant la récolte des racines de gentiane se fait au printemps, avant la floraison. Par conséquent le bon critère est la disposition des feuilles, opposées pour la grande gentiane (facile à se rappeler, ça fait la forme d’un verre, donc on peut boire la liqueur…), alternes pour le verâtre. C’est beau la culture, n’est-ce pas? J’ai appris un tas d’anecdotes marrantes lors de mon stage au jardin du Lautaret!

Cet élégant papillon s’appelle le ruban fauve, Psodos quadrifaria, de la famille des Geometridae. C’est un papillon spécialiste des pelouses alpines!

Psodos quadrifaria

Quant à la Brassicacée butinée par notre papillon, c’est le Sisymbre d’Autriche, Sisymbrium austriacum. Il se caractérise par ses siliques qui partent un peu dans tous les sens.

Cette plante très spectaculaire et très poilue est la Campanule en thyrse, Campanula thyrsoides, Campanulaceae. Les épis, appelés « cornets », cueillis avant la floraison, étaient cuisinés en gratin dans le secteur.

Geranium sylvaticum, géranium des bois, Geraniaceae. Grand géranium à feuilles découpées, à poils glanduleux dans le haut, à fleurs grandes à sépales aristés. C’est une plante des megaphorbiaies et des lisères.

Nous sommes donc arrivés au niveau de la megaphorbiaie: c’est un type de formation végétale typique d’un substrat riche et humide, où les plantes poussent vigoureusement, à la conquête de la lumière.

Je ne me souviens pas si j’ai entendu l’accenteur mouchet lors de cette balade, par contre j’ai enregistré la Rousserolle verderolle (du moins c’est l’application Merlin qui me l’a dit). Le chant de cet oiseau est très original: c’est un pot pourri entièrement constitué d’imitations de chants d’autres passereaux!

Ce trèfle a bien des allures de trèfle alpin, mais il ne pousse pas dans son milieu typique, en principe plus sec. On restera quand même sur Trifolium alpinum, Fabaceae, car je ne vois pas ce que ça pourrait être d’autre!

On voit distinctement les fleurs de cette raiponce et il y a clairement trois styles, donc on partira sur la raiponce orbiculaire ou herbe d’amour, Phyteuma orbiculare, Campanulaceae. Il aurait été souhaitable d’avoir les feuilles basales, car celles-ci sont censées être ovales lancéolées et longuement pétiolées. Apparemment c’est un piège typique des Campanulacées, cf. la campanule à feuilles « rondes »!

Cette Apiacée m’a donné un peu de fil à retordre, mais je dirais avec un bon degré de confiance, Meum athamanticum, un parmi tant d’autres « cerfeuil des Alpes » ou « Fenouil des Alpes » (ne jamais faire confiance aux noms vernaculaires!). Les feuilles sont très découpées en segments filiformes partant dans tous les sens, et les ombelles ont des rayons inégaux.

Voici une orchidée chargée de souvenirs pour moi, souvenirs qui remontent à mes toutes premières herborisations en montagne: l’orchis vanille. Etonnement face à ces épis d’un pourpre parfois presque noir qui se détachent sur la pelouse, émerveillement de son parfum puissant, l’orchis vanille est incontestablement une séductrice. Gymnadenia nigra, vraisemblablement subsp. rhellicani pour l’inflorescence nettement conique, Orchidaceae.

On continue avec les orchidées, voici Traunsteinera globosa ou Orchis globuleux. Les pétales présentent d’étonnants prolongements en spatule. La tige est feuillée sur une bonne partie de sa hauteur. Son nom compliqué est un hommage à Joseph Traunsteiner, botaniste autrichien passionné de flore alpine qui a vécu pendant la première moitié du XIXème siècle.

Etonnante proximité entre cette tête fleurie et la précédente! On est pourtant sur autre chose, reconnaissable aux feuilles très allongées, cylindriques et creuses, et aux bractées membraneuses sous l’inflorescence, qu’on appelle les spathes. Il s’agit d’un ail, en l’occurrence Allium schoenoprasum, en d’autres termes… la ciboulette! Famille Amaryllicaceae.

Je n’ai pas d’avis sur cette linaigrette, feuilles étroites ou feuilles larges? Mystère car je n’ai pas photographié les feuilles. Eriophorum sp., Cyperaceae.

Décidemment j’étais pressée d’aller voir les orchidées, ou fatiguée, car il y a là un beau méli-mélo de renoncules à fleurs blanches (aconitifolius?) et à fleurs jaunes (aduncus??)! A qui sont les feuilles, à qui sont les fruits? Ranunculus sp., Ranunculaceae.

On continue avec les Orchidées, ici Gymnadenia conopsea, l’orchis moucheron, reconnaissable à son très long éperon.

Un petit Lis martagon au passage, toujours aussi photogénique…

Lilium martagon

Ceci n’est pas une orchidée mais une Lamiaceae, Betonica hirsuta, ou épiaire hérissée. Elle arbore des tiges simples, robustes, dressées et velues, terminées par un épi dense de fleurs roses. Les feuilles sont crénelées de manière très caractéristique.

Le pigamon à feuilles d’ancolie, Thalictrum aquilegifolium, Ranunculaceae, a des feuilles deux fois complètement divisées, glauques, munies de stipules, et dont les divisions sont elles mêmes munies de stipules. Les fleurs perdent très vite leurs enveloppe, mais arborent par contre de nombreuses et très longues étamines d’un blanc rosé.

Ce myosotis pourrait être Myosotis alpestris, Borraginaceae, encore qu’il aurait été préférable d’avoir des photos des feuilles basales, des sépales et même si possible des fruits! Bon disons que c’est l’hypothèse la plus probable.

Plus intéressante cette Astéracée, Solidago virgaurea subsp. minuta. Comme son nom l’indique, c’est la cousine alpine de la verge d’or, qui ne pousse pas aussi haut que sa parente des plaines!

L’éperviaire ou piloselle orangée, Pilosella aurantiaca, Asteraceae, illumine le bord des chemins de ses capitules couleur de feu. De plus près, ceux-ci sont également couverts de poils noirs très laids, personne n’est parfait !

L’ail victorial, Allium victorialis, Amaryllidaceae, est ainsi nommé car les soldats de la Renaissance en portaient un bulbe sous leur chemise, comme amulette porte-victoire (source: https://www.zoom-nature.fr/lherbe-aux-sept-chemises/). Tous les ails (ou aulx) avaient autrefois la réputation de rendre vigoureux. Celui-ci présente des fleurs blanches en tête sphérique et des feuilles assez larges (comme celles de l’ail des ours).

Proche de la centaurée uniflore, la centaurée nervée (mais pas énervée!) présente aussi des bractées à longs appendices ramifiés, mais a des feuilles plus vertes. Centaurea nervosa subsp. nervosa, Asteraceae.

Arnica montana, l’arnica dont on tire la fameuse pommade, est une Astéracée qui présente la caractéristique rare d’avoir des feuilles opposées.

Cette Fabacée désordonnée ressemble beaucoup à Astragalus glycyphyllos, l’astragale à feuilles de réglisse, même si les gousses ne collent pas tout à fait, ce qui peut être simplement dû au fait qu’elles ne sont pas encore mûres.

Rosa pendulina, Rosaceae, le rosier des Alpes, se distingue par ses fleurs généralement d’un rose vif et ses tiges quasi dépourvues d’aiguillons.

Cette belle brassicacée à feuilles très découpées s’appelle Descurainia tanacetifolia, le vélar à feuilles de tanaisie.

Trollius europaeus, Ranunculaceae, le trolle d’Europe, reconnaissable à sa fleur en « boule ». Cette forme semble peu accueillante pour les insectes pollinisateurs. En fait c’est un abri pour une petite mouche, qui s’y introduit pour y pondre ses oeufs. Les larves se développeront au détriment des graines du trolle, mais en laisseront suffisamment pour assurer la dissémination!

L’aulne vert, Alnus alnobetula, Betulaceae, est un arbuste qui a la particularité de nouer un partenariat, au niveau des racines, avec une bactérie du genre Frankia. La bactérie métabolise l’azote atmosphérique et fournit ainsi un engrais azoté à l’aulne, ainsi qu’aux autres plantes présentes dans le voisinage. En échange l’aulne fournit à la bactérie des sucres issus de la photosynthèse. L’aulne vert contribue ainsi à enrichir le sol des mégaphorbiaies de montagne.

Version survitaminée de l’achillée millefeuille, l’achillée… à grandes feuilles, Achillea macrophylla, Asteraceae. Chaque « pétale » blanc est en fait une fleur. C’est une plante des mégaphorbiaies de montagne.

Toujours dans les mégaphorbiaies de montagne, le buplèvre à longues feuilles, Bupleurum longifolium, est une Apiacée comme la carotte ou le panais. L’inflorescence est trompeuse, on ne reconnait pas tout de suite l’ombelle typique. Cette fois chaque « fleur » est en fait une ombellule, dont les bractées miment des pétales… la nature déploie une imagination foisonnante avec une grande économie de moyens.

Hypericum maculatum, Hypericaceae, le millepertuis taché, est couvert de points noirs sur l’envers des pétales.

Cette orchidée, Pseudorchis albida, a des petites fleurs discrètes et verdâtres, sans éperon.

Plus spectaculaire, Plantanthera bifolia, l’orchis à deux feuilles, a un très long éperon et des sépales blancs étalés.

Cette pédiculaire à fleurs d’un blanc jaunâtre s’appelle probablement Pedicularis tuberosa. Famille Orobanchaceae.

Toujours dans les Orobanchaceae, cette plante très caractéristique avec ses fleurs violet foncé et ses bractées teintées également de violet est la Bartsie des Alpes, Bartsia alpina. C’est une plante des pelouses humides.

Cette autre orchidée à la floraison plutôt discrète, quoique la plante elle-même puisse atteindre 50 cm, est la listère ovale, Neottia ovata (autrefois Listera ovata). Ses feuilles sont réunies par deux, pas tout à fait opposées si l’on y regarde bien. Les fleurs vertes ont un labelle allongé et bifide. C’est une plante que l’on peut rencontrer dans toute la France.

Ce petit œillet en touffe, avec ses feuilles d’un vert bleuté et ses fleurs solitaires est l’œillet de Grenoble, Dianthus gratianopolitanus, famille des Caryophyllaceae. Ce qui nous permet de nous instruire un peu en découvrant l’étymologie de Grenoble: cette ville, initialement nommée Cularo, a pris au IV siècle le nom de l’empereur romain Gratien et s’est donc appelé Gratianopolis, au fil du temps déformé en Grenoble.

Très sympa et impossible à confondre, avec ses corolles poilues, Campanula barbata, la campanule barbue. Famille des Campanulaceae.

On termine en beauté avec Dactylorhiza majalis, ou orchis de mai, si je ne me trompe pas. On est sur le bon biotope (prairie humide) en tout cas.

Voilà ça fait une belle balade! Cinquante-huit espèces de plantes inventoriées! La rédaction de cette page de blog m’a pris bien plus d’heures que le temps passé sur le terrain. J’espère que cela vous a plu et vous a donné envie d’aller y voir en vrai l’été prochain! J’espère aussi qu’il n’y a pas trop d’erreurs, sinon les commentaires (bienveillants) sont faits pour ça !

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