Quoi de mieux qu’une baignade en rivière par ce temps de canicule, et après la baignade, quoi de mieux qu’une petite séance d’herborisation à l’ombre de la falaise? Petit inventaire sympa de la végétation qui croît entre les galets de la rivière, plus diversifiée qu’on ne pourrait l’imaginer. Et tout est brûlé ailleurs, il n’y a qu’au bord de l’eau qu’on trouve encore des plantes un peu en forme! Découverte de la flore typique des bords de rivière rocheux, entre deux séances de trempette.


Une habituée des bords de l’eau, Lysimachia vulgaris, Primulaceae.




Impatiens glandulifera, la Balsamine de l’Himalaya, est comme son nom l’indique une belle exotique. Importée comme plante ornementale elle envahit les espaces sauvages où elle concurrence la flore locale. Famille des Balsaminaceae. Nous avons une impatience sauvage en France, Impatiens noli-tangere, que l’on trouve dans les sous-bois. Elle est moins spectaculaire avec ses petites fleurs jaunes.



Sonchus oleraceus, le laiteron maraîcher, se distingue de son cousin Sonchus asper par les oreillettes de ses feuilles, peu ou pas enroulées. Famille des Asteraceae bien entendu.







La menthe des champs, Mentha arvensis, Lamiaceae, apprécie les lieux humides. Les feuilles sont pétiolées, les supérieures presque aussi grandes que les autres. La tige se termine par un faisceau de feuilles.



La douce-amère, Solanum dulcamara, Solanaceae, se reconnait facilement à sa corolle d’un violet foncé sur laquelle tranche le jaune vif des étamines. Les baies sont toxiques.


Les plantains sont pleins de surprises. Le plantain des sables, Plantago arenaria, Plantaginaceae présente des feuilles opposées et linéaires et de petits épis floraux entourés de quelques bractées aigües. Il n’est pas très répandu.


Veronica anagallis-aquatica, la véronique mouron d’eau, a des tiges plus ou moins couchées, glabres, rectangulaires et des fleurs bleu pâle ou rose. Plantaginaceae. Les photos ne sont pas très nettes malheureusement …


Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que je rencontre le Galeopsis ladanum je dois refaire l’identification en mode rhaaa, mais je connais ça c’est quoi déjà cette Lamiacée avec ses feuilles étroites et sa longue corolle? Galeopsis, galeopsis, galeopsis. Ou encore chanvre sauvage ou crapaudine des champs! On le trouve dans les champs et dans les rocailles.



Et voici une deuxième menthe (c’est fou ça il n’y avait pas encore, à ce stade, de menthe dans le blog!). Mentha suaveolens, avec des feuilles à nervures en réseau fortement marquées, et des verticilles de fleurs tellement rapprochés qu’on dirait un épi. Lamiaceae. Après, les menthes c’est un peu compliqué, il y a beaucoup de variétés et d’hybrides…


Je n’ai fait qu’une seule photo de cette molène, et l’on ne voit pas bien les fleurs, qui sont flétries. On partira cependant sur Verbascum thapsus, Scrophulariceae, le classique « bouillon blanc », pour ses feuilles longuement décurrentes.
La petite guêpe qui se promène est bien nette. Je n’aurais pas fait mieux si je l’avais fait exprès! Ce pourrait bien être le poliste gaulois (!), Polistes dominula (ou Polistes gallicus, les deux espèces sont très proches), Vespidae. C’est un insecte social – d’ailleurs on distingue une copine au sommet de la plante – qui construit un nid.

Et quelle est donc cette fleur qui ressemble beaucoup à celle de la douce-amère, mais complètement jaune, que l’on voit bien derrière la molène? Eh bien c’est un pied de … tomate, Solanum lycopersicum, Solanaceae! Arrivée dans un panier de pique nique sans doute…



Voici enfin encore une Solanaceae, réellement spontanée en France celle-ci, la morelle noire, Solanum nigrum. Elle est moins exigeante que Solanum dulcamara et on la trouve un peu partout dans les milieux perturbés, même secs.


Voilà, nous avons là un petit échantillon représentatif d’un milieu très fréquenté / perturbé par l’homme, avec un mélange d’espèces typiques, dont certaines déterminantes « ZNIEFF » (Zone d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique), comme la Lysimaque ou le plantain des sables et d’autres « Exotiques Envahissantes », comme la balsamine de l’Himalaya.