Dubrovnik 1er mai 2012

A Dubrovnik, cité médiévale enfermée dans d’énormes murailles, l’ambiance est plutôt minérale. Mais l’on peut prendre un bateau qui permet en peu de temps, de rejoindre l’île de Lokrum, beaucoup plus verdoyante. La visite d’une île méditerranéenne au mois de mai est toujours une expérience sensorielle exceptionnelle. Je me souviens de la lumière, de la douceur de l’air, de chemins ombragés et de paysages apparaissant au détour de la route. Je me souviens d’un jardin peuplé de fantastiques exotiques, mais aussi de la végétation locale qui ne manquait pas de charme non plus.

Il faut bien reconnaître cependant, que tout cela a été photographié à la va-vite, et que l’identification sur photo, 10 ans plus tard, sans flore réellement spécifique à la région, risque d’être un peu aléatoire… Mais bon, chaque choix est mûrement réfléchi après confrontation de nombreuses sources… Merci internet! D’autre part, bon nombre de ces plantes sont typiques de la région méditerranéenne que je pratique fréquemment dans le Var.

Identifier une Brassicacée avec juste les fleurs, un ou deux fruits à peine formés, pas de feuilles, c’est gonflé. Voici donc Aethionema saxatile, ethionème des rochers… ou pas!

Aethionema saxatile

Cet ail – car c’est certainement le genre Allium, on voit bien la spathe à la base de l’ombelle, restera innomé… mais pas innommable! Allium sp., Amaryllidaceae. Peut-être Allium trifoliatum, mais il faudrait avoir… les feuilles!

Campanula glomerata, la campanule agglomérée, séduit par sa dense inflorescence de fleurs élégamment découpées… Campanulaceae.

Cardamine graeca, la cardamine de Grèce, bien reconnaissable à ses feuilles aux découpes arrondies. Brassicaceae.

La photo de feuille est complètement ratée, mais on distingue quand même les découpes plus ou moins profondes de Convolvulus althaeoides, le liseron de Provence. Il est présent sur tout le pourtour méditerranéen. Convolvulaceae.

Convolvulus althaeoides

L’objectif a bien saisi la belle fleur jaune de Fumana thymifolia, fumana ou hélianthème à feuilles de thym, laissant dans le flou les petites feuilles qui rappellent celles du thym. Famille des Cistaceae (Ciste, hélianthème).

Fumana thymifolia

Le glaïeul sauvage n’a pas la splendeur arrogante des glaïeuls qu’on vend chez les fleuristes! C’est aussi une plante que l’on observe, dans son milieu naturel, principalement dans la région méditerranéenne. Gladiolus communis, glaïeul commun, Iridaceae.

Limodorum abortivum, le limodore à feuilles avortées, est une plante saprophyte, qui « profite » (ahah) de la matière organique en décomposition, comme les champignons. Cela lui permet de faire l’impasse sur la chlorophylle, et donc sur les feuilles. C’est une Orchidée.

On peut dire de cette petite Fabacée jaune que c’est probablement un lotier, Lotus sp. principalement pour les feuilles à 3 folioles et les stipules très semblables aux folioles.

Lotus sp.

Malva arborea, la mauve royale, Malvaceae, encore une plante typique du littoral méditerranéen, spectaculaire.

Trigonella esculenta, la trigonelle à petites cornes, Fabaceae, avec des feuilles à 3 folioles finement dentées et des fleurs en grappes sur des pédoncules axillaires. Pas de fruits, donc l’identification restera sujette à caution. Le nom français « à petites cornes » vient du nom latin de l’ancienne nomenclature, « corniculata », qui fait référence, justement, à la forme des gousses!

Muscari comosum, le muscari à toupet, aime les endroits ensoleillés et plutôt secs. C’est une Asparagaceae.

L’Ophrys araignée, officiellement Ophrys sphegodes, se caractérise par les deux lignes blanchâtres sur le labelle. Les gibbosités (bosses) sont plus ou moins marquées suivant les spécimens. Orchidaceae.

L’Ophrys scolopax, Ophrys oiseau, présente une figure tout à fait étonnante. Mon spécimen est particulièrement marqué avec ses deux « cornes » sur le labelle. Cela n’est toutefois pas toujours le cas, et les critères les plus discriminants sont les divisions intérieures nettement plus courtes que les extérieures, le labelle terminé par un appendice et le gynostème à bec aigu.

Ici on est très vraisemblablement en présence d’Ornithogalum umbellatum, l’ornithogale d’hiver, Asparagaceae, mais les photos sont vraiment catastrophiques.

Un genre très compliqué le Polygala, ici selon toute vraisemblance Polygala comosa, le polygala chevelu, ainsi nommé parce que les fleurs non épanouies donnent l’impression d’être surmontées d’une touffe de cheveux… Polygalaceae.

Cette belle Lamiaceae est sans conteste Prasium majus, l’épiaire des brisants. C’est une plante de littoral, rare en France mais plus fréquente en Italie d’après les observations remontées par Plant@net.

Une orchidée typique du Sud de la France (et de l’Europe), Serapias lingua, la Sérapias à languette.

Silene gallica, le Silène de France, ne connaît pas les frontières… Caryophyllaceae.

Thymus longicaulis, le thym à longues tiges, semble être une variété horticole échappée d’un jardin. Lamiaceae

Thymus longicaulis

Pour finir deux exotiques identifiées grâce à Plant@net.

Pittosporum tobira, l’arbre des hottentots, famille des Pittosporaceae. Cet arbre est originaire du Pacifique.

Pittosporum tobira

Puya alpestris, une Bromeliaceae, à l’étonnante couleur bleue, en langage commun Chagual ou « plante mange mouton »! Elle nous vient du Chili.

Et en bonus cette magnifique sauterelle qui a pris la pose!

Un avis sur « Dubrovnik 1er mai 2012 »

  1. Ben, je vois que tu profites des vacances pour rattraper un sacré retard (mais ton site n’existait pas) et c’est super pour moi ! C’est fou ce que je me régale à regarder et à lire tes explications : MERCI ! Bises Claire, grande fan

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