Commissey 24 Février 2021

Prom’nons-nous dans les bois… Il y a déjà des petites fleurs. Nous sommes dans l’Yonne au-dessus des villages de Commissey et Saint Martin sur Armançon. Les parapentes nous survolent mais nous arpentons modestement les chemins forestiers. La mousse recouvre tout.

En lisière de forêt, cet arbrisseau couvert de fleurs jaunes c’est Cornus mas, le cornouiller mâle, famille des Cornaceae. Les fleurs, très précoces, apparaissent avant les feuilles dès mars en principe, mais il n’y a plus de saisons. En s’ouvrant, le bourgeon dévoile une petite ombelle d’une dizaine de minuscules fleurs jaunes. Le fruit est comestible mais ce n’est pas pour tout de suite.

En sous-bois, de superbes hellébores, Helleborus foetidus. Acclimatée dans les jardins, on l’appelle la rose de Noël car elle fleurit en hiver. Les feuilles ont une forme très particulière, dite « peltée ». Elle a été utilisée comme plante médicinale (« purgez-vous avec 4 grains d’hellébore », dit le lièvre à la tortue de la Fontaine), mais en fait elle est vraiment toxique, comme toutes les Ranunculaceae!

Autre arbrisseau typique des sous-bois, le laurier des bois, Daphne laureola, famille des Thymelaeaceae. Il a une drôle de silhouette avec ses feuilles groupées en haut de la tige nue. Les fleurs en forme de tube, à quatre lobes, sont plutôt discrètes.

La mercuriale vivace, Mercurialis perennis, Euphorbiaceae, affectionne aussi les sous-bois. Elle a des feuilles opposées, d’un vert luisant, finement dentées. Ses fleurs sont très discrètes également.

Pour finir, cette toute toute petite plante (5 cm pas plus) n’est pas une plante de sous-bois mais au contraire de plein soleil, rencontrée au milieu du chemin du retour. C’est une Brassicaceae, Draba verna, var praecox ou Drave printanière. Elle fait un joli tapis pointilliste en tout début de saison, mais il faut reconnaître que l’objectif macro n’est pas de trop pour en apprécier la délicate beauté.

Un avis sur « Commissey 24 Février 2021 »

  1. Je confirme : la confiture de cornouille, c’est… délicieux. Presque divin, si je puis dire. Normal, je me régale de celle des cisterciennes de Boulaur.
    L’hellébore, je ne tenterai pas…
    Merci pour le post, toujours aussi passionnant.

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