
Menhirs, forêt méditerranéenne et fleurs
Retour sur une jolie ballade dans le massif des Maures (Var). Collobrières est un village qui se cache au coeur des montagnes des Maures. Son éloignement de la côte l’a préservé du tourisme de masse. Il a conservé un aspect paisible et sans doute un mode de vie plus ancré dans le territoire: on y produit bien sûr du vin, mais également des produits à base de châtaignes: crème de marrons, marrons glacés et même glace à la crème de marrons qui est parait-il à tomber. Il fait bon s’y promener dans les ruelles. Mais nous ne sommes pas venus pour le village (que nous avions déjà visité il y a quelques années), ni pour la crème de marrons, mais pour les …menhirs!!
Car il n’y a pas qu’en Bretagne qu’on trouve des menhirs! Il y en a aussi dans le Var, et donc, au-dessus du village de Collobrières. Cette information n’a pas manqué de piquer notre curiosité et c’est ainsi que nous voici au départ du sentier de randonnée, en fin d’après-midi. Voulant éviter la chaleur, nous avons quitté le Lavandou en fin d’après-midi; c’était sans compter que pour rejoindre Collobrières, il faut franchir deux cols, les cols de gratteloup et de babaou, par des routes étroites et sinueuses. De ce fait, il est déjà 18h passées quand nous nous mettons en marche.
Du coup se pose une intéressante question : à quelle heure le soleil se couche-t-il? Le chemin commence par monter tout droit dans la colline, à travers un sous-bois plutôt sombre (il le sera encore plus au retour). Il est très raviné si bien qu’il est difficile de dire s’il s’agit d’un chemin ou du lit asséché d’un ruisseau. Plus haut, la progression se poursuit à flanc de montagne, dans un paysage sauvage à souhait. En trois heures de ballade nous ne rencontrerons pas âme qui vive. C’est vrai que c’est plutôt l’heure de l’apéro que de la rando.
Après une dernière petite montée nous débouchons sur le plateau Lambert où se dressent les deux fameux menhirs au milieu d’une clairière. Ils sont tout fins et pas très hauts, mais quand même très jolis et mystérieux comme tout menhir qui se respecte.
Nous redescendons assez rapidement en même temps que la nuit. Il fait bien sombre dans la dernière partie du parcours mais nous arrivons au village alors que s’allument les premières étoiles.
Et les petites fleurs dans tout ça? J’ai quand même pu photographier quelques spécimens à l’arrache, sur le chemin du retour.
Sideritis romana, fine et discrète Lamiaceae que je ne connaissais pas.
Ruta angustifolia (famille des Rutaceae), la Rue à feuilles étroites, à l’odeur nauséabonde et aux fleurs étranges.
Le Daphné, Daphne gnidium (Thymeleaceae) que l’on appelle aussi le « garou ».
Carthamus lanatus, le carthame laineux, reconnaissable à ses capitules envahis de longs poils emmêlés. (Asteraceae)
Centaurea aspera (Asteraceae). Les centaurées sont reconnaissables à l’appendice membraneux qui orne les bractées du capitule. Chez celle-ci il est épineux d’où le nom d’espèce « aspera » (rude)
Et enfin une jolie petite fougère tapie dans les sous-bois de la première partie du parcours, Asplenium onopteris.




















