Elysée 2 22 mars 2020

Suite de l’inventaire de la résidence! Toujours des petits trucs pas bien remarquables… En plus ce matin il faisait froid et il n’y avait pas beaucoup de lumière pour faire des photos. Après cette série, il faudra faire une pause de quelques jours car on aura à peu près fait le tour. Mais la saison avance, et d’autres fleurs se préparent, il suffit d’attendre !

Voici la petite sœur de Cardamine partensis, Cardamine hirsuta. On notera la similarité des feuilles. Celle-ci est beaucoup plus discrète. Du coup la famille? Réponse après la photo.

Brassicaceae

Comme je n’étais pas trop sûre de ma détermination je l’ai soumise sur un groupe Facebook intitulé « Botanique et Flore de France » (des doux dingues…) sous un post intitulé « Petits trucs blancs et chiants » et j’ai eu droit à ce commentaire amusé:

« Les petits trucs blancs chiants… 😂 elle nous évoque trop les zones urbaines, les pelouses ultra tassées et écorchées à crottes de chien. Mais il est possible d’aimer cette plante !!! je vais essayer… Cardamine hirsuta, car c’est bien elle t’amènera vers les sauvages des bois frais ou marécageux, C.flexuosa, amara voir raphanifolia, ou bien vers Cardamine pratensis, sa collègue des prairies humides, ou encore les mystérieuses cardamines des forêts et montagnes … Son puissant goût de cresson te rappellera ses usages et t’expliquera pourquoi on l’appelle la cressonnette. Son piquant te rappellera aussi qu’elle est bien de la grande famille des moutardes, wasabi, chou, raifort, cresson, colza. Hommage à la Cardamine hirsute »

On continue sur les petits trucs blancs chiants, tant qu’on y est! Toujours dans les brassicaceae, Capsella bursa-pastoris. Il faudrait les fruits pour avoir une bonne illustration de l’espèce, car ils sont caractéristiques. C’est d’ailleurs souvent le comme ça avec les brassicaceae. Malheureusement c’est encore un peu tôt elle commence tout juste à fleurir. Mais mes nouveaux amis de « Botanique et flore de France » sont d’accord 🙂

Voici une nouvelle famille les Geraniaceae, oui oui c’est la famille du « Géranium » (qui botaniquement parlant, est un Pélargonium, bon bref). Celui-ci s’appelle Erodium cicutarium, érodium à feuilles de cigüe. Là aussi le fruit est très caractéristique mais pas encore présent.

On continue avec un truc intéressant, une plante « dioïque »: ça veut dire qu’il y a des fleurs mâles (avec des étamines) et des fleurs femelles (avec pistil) sur des pieds séparés. Monsieur et Madame font chambre à part en quelque sorte. Elle s’appelle Mercurialis annua et elle est dans la famille des Euphorbiaceae. Encore une « mauvaise herbe » typique, on la voit partout une fois qu’on sait la reconnaître.

Ce qu’il y a de bien avec le confinement c’est que les tondeuses ne passent plus du coup les plantes ont le temps d’atteindre leur plein développement avant d’être fauchées en pleine croissance. C’est marrant d’ailleurs les copropriétaires n’ont pas encore pensé à râler… Seraient-ils perturbés en ce moment? Donc cette grande (ici 50 cm, mais elle peut aller jusqu’à 1 m si on la laisse faire) chose s’appellerait Erigeron sumatrensis, la vergerette de Sumatra. Je dis s’appellerait car il y a une confusion possible avec Erigeron canadensis, la vergerette du Canada. En tout cas c’est une voyageuse!

Un avis sur « Elysée 2 22 mars 2020 »

  1. Bien plus fort que les Mooc de Tela Botanica.
    Je crois qu’il faut que je t’envoie des photos de toutes les herbes de la cour de la Fac où je suis allée nourrir les poissons ce matin. D’ailleurs, comme je crains de ne pas avoir assez de nourriture pour toute la durée du confinement, si tu as une idée de substitut pour carpes de bassin, je suis preneuse.
    Heureusement, la glycine commence à fleurir et elle n’a besoin de rien d’autre pour cela que le soleil et la pluie.
    Merci !

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