Elysée 2 19 mars 2020

Promenade dans les jardins de la résidence Elysée 2, La Celle saint Cloud, 78. En période de confinement, interdiction de s’éloigner de plus de 2 kilomètres du domicile, on fait avec ce qu’on a. Justement, je songeais depuis longtemps à faire l’inventaire de la flore sauvage des jardins d’Elysée 2. C’est le moment de démarrer ce projet. En plus, avec un peu de chance, les tondeuses n’entreront pas en action de sitôt! Et aussi, on peut s’en approcher à 2 cm, elles n’attrapent pas le coronavirus et ne le refilent pas non plus.

Au pied d’un arbre, la discrète Viola odorata, ici dans une version un peu pâle mais néanmoins charmante:

Viola odorata

Un peu plus loin, Cardamine pratensis: c’est une cousine du cresson que l’on mange en salade! Famille: brassicaceae; c’est la famille du chou. Quatre pétales disposés en croix, c’est à ça que l’on reconnaît d’emblée cette famille (autrefois nommée « crucifères »), qui regroupe de nombreuses plantes comestibles: chou, radis, moutarde, cresson, …

Pour celle-ci, il va falloir se baisser et ouvrir l’œil car elle est très discrète! Stellaria media, famille des Caryophyllaceae. Une vaste famille également (à laquelle appartient l’œillet), avec des feuilles toujours opposées (groupées par 2 face à face sur la tige) et des fleurs régulières toujours à 5 pétales. On dirait que celle-ci a 10 pétales, mais c’est une illusion. Elle en a 5 mais il sont tellement échancrés qu’ils ont l’air d’être deux fois plus nombreux.

Stellaria media

Très ressemblante de la précédente, d’ailleurs c’est la même famille, et bien cachée aussi: Cerastium glomeratum. Il faut vraiment s’approcher pour apprécier la délicate corolle entourée de ses sépales gladuleux…

Cerastium glomeratum

Celle-ci c’est ma petite chérie… N’est-elle pas mignonne avec ses yeux bleus? Veronica persica, la Véronique de perse. Elle a eu sa famille à elle, les veronicacées, mais maintenant elle a été rangée avec le plantain (un jour je vous monterai du plantain, ça n’a rien à voir!), les scientifiques en ont décidé ainsi. Famille des plantaginaceae, donc.

Alors celle-ci on ne la présente plus! Pour lui parler avec respect, vous l’appellerez « Bellis perennis » (la belle vivace, à peu près). Famille des asteraceae, une famille Immense, et qui compte plein d’espèces utiles ou décoratives. Chaque « pétale » blanc, est en fait une fleur et chaque « étamine » jaune au centre est en fait … une fleur aussi!

En voilà une très jolie aussi, une qu’on aime bien parce qu’elle annonce que le printemps arrive à grands pas. Elle tapisse les sous-bois de ses corolles jaune vif, en se dépêchant de profiter du soleil avant que les arbres n’aient leurs feuilles. Ranunculus ficaria, une proche parente du bouton d’or, qui fleurit un peu plus tard. Famille… des ranunculaceae. Toutes les plantes de cette famille sont plus ou moins toxiques mais souvent très jolies.

Ranunculus ficaria

Voici une espèce pionnière, qui pousse partout, qui se contente de peu, qui se reproduit à toute vitesse, fleurit quasiment toute l’année… Bref les jardiniers la détestent! Senecio vulgaris, le séneçon vulgaire (!), famille des asteraceae (comme la pâquerette).

Toujours dans la famille des asteraceae, Sonchus asper. Une grande et robuste « mauvaise herbe » également. Son nom vernaculaire est « laiteron »: si l’on casse la tige, un lait blanc en sort.

Le lamier pourpre, nom scientifique Lamium purpureum. Les feuilles terminales sont teintées de rouge. Comme la plante tend à se répandre de manière gazonnante, cela fait de jolis tapis au milieu des pelouses. C’est une représentante de la famille des lamiaceae, ma famille préférée. Cette famille regroupe beaucoup de nos herbes aromatiques: lavande, menthe, thym, origan, etc. Inutile d’essayer de le renifler pourtant, rien d’aromatique chez le lamier pourpre!

Voici maintenant une plante très curieuse, Euphorbia peplus. Comme toutes les euphorbes elle a des fleurs ou plus exactement des inflorescences (groupement de plusieurs fleurs) très particulières, nommées « cyathes ». On les voit bien sur la photo en gros plan. Il en existe de nombreuses variétés. Elles aussi sécrètent un lait blanc, souvent irritant pour la peau. Elles sont toutes vertes et assez insignifiantes, et ne dévoilent leurs secrets que si on les regarde de près… Famille des euphorbiaceae.

Encore un qu’on ne présente plus… Lui aussi a un nom scientifique nettement plus ronflant que le nom vernaculaire: « Taraxacum« . Avouons que ça en jette, alors que « pissenlit »… Taraxacum est ce qu’on appelle le « genre ». Pour aller plus loin il faut déterminer l’espèce mais alors avec les pissenlits c’est très très chaud… Donc je ne me mouille pas! Famille des asteraceae aussi. Les jeunes feuilles sont très bonnes en salade mais je ne recommande pas d’essayer avec ceux de la résidence, il y a quand même beaucoup de chiens qui se promènent 🙂

Pour finir un petit quiz: cette photo regroupe trois espèces parmi celles décrites précédemment… (et d’autres mais elles ne sont pas encore en fleurs). Saurez-vous les reconnaître?

2 commentaires sur « Elysée 2 19 mars 2020 »

  1. Super ! Il y a plus de petites fleurs à Elysée 2 que ce que je pensais. Bon j’ai trouvé le nom des trois fleurs sur la photo. Mais je ne le dirais pas pour que les gens ne trichent pas :p

    J’aime

  2. Trop bien ! Merci, Françoise !
    Mais pourquoi ils s’amusent à changer les noms et les classifications ? J’en suis restée à ce que nous disions dans notre jeunesse…
    Comme Claudine, je resterai muette sur le quizz et muette d’admiration pour ton travail sur les jardins élyséens.

    J’aime

Laisser un commentaire